Quels sont les symptÔmes DE LA GASTROPARéSIE ?

La prévalence de la gastroparésie est mal connue, mais des données épidémiologiques suggèrent qu’il s’agit d’un trouble sans doute fréquent, avec une prévalence voisine de 2 à 3 %.

D’un point de vue épidémiologique, les femmes semblent plus exposées que les hommes, avec une prévalence 3 à 4 fois plus importante chez la femme, sans que cette inégalité de répartition selon le sexe ait été comprise.
Les 3 causes fréquentes de gastroparésie sont le diabète, une chirurgie viscérale abdominale et idiopathique.
Les symptômes les plus fréquents sont : nausées, vomissements, sensation de satiété précoce. 

Traitement par endoscopie de la gastroparésie

  • Dans certains cas, des symptômes orientent d’emblée vers un retard de la vidange gastrique : lorsque les malades décrivent des vomissements réguliers qui soulagent une sensation d’inconfort épigastrique.
    Dans d’autres cas, de tels symptômes sont absents ou nettement au second plan.
    La gastroparésie s’exprime le plus souvent par une plénitude épigastrique postprandiale avec sensation de digestion prolongée, une satiété précoce, des nausées.
    Les symptômes sont habituellement déclenchés ou aggravés par la prise alimentaire.
    Chez certains malades souffrant d’une gastroparésie idiopathique, les symptômes se sont installés brutalement, au décours d’une infection d’allure virale.
  • Plus de 90 % des patients gastroparétiques mettaient en avant la douleur abdominale, souvent médiane, épigastrique ou périombilicale, plus rarement sous-ombilicale ; habituellement quotidienne, parfois permanente, la douleur était nocturne dans près de deux tiers des cas et elle perturbait le sommeil de plus d’un malade sur deux.
  • Chez les malades diabétiques, il faut savoir évoquer l’existence d’une gastroparésie devant une altération de l’état général inexpliquée, avec perte de poids, mais également, et surtout, devant des difficultés d’équilibration du diabète : la gastroparésie, en retardant l’arrivée des aliments dans le duodénum, est une cause d’hypoglycémies à répétition en cas de diabète de type 1 en provoquant une mauvaise synchronisation entre les injections d’insuline et les pics glycémiques postprandiaux ; dans le diabète de type 2, elle est plutôt une source d’hyperglycémies en favorisant une mauvaise biodisponibilité des antidiabétiques oraux.
  • L’existence d’une gastroparésie peut être également envisagée devant une symptomatologie digestive de reflux gastro-oesophagien mal contrôlée par un traitement antisécrétoire, pourtant bien suivi.
    Un ralentissement de la vidange gastrique est un facteur de résistance au traitement antisécrétoire, en favorisant un pyrosis mais surtout des régurgitations.

La dernière situation est la découverte d’un bézoard gastrique lors d’une endoscopie digestive haute.
La présence de quelques résidus végétaux dans l’antre n’est cependant pas synonyme de gastroparésie, mais la présence de résidus abondants dans l’estomac après une nuit de jeûne témoigne d’une motricité inter-digestive antro-pyloro-duodénale incapable d’évacuer les fibres alimentaires.
Cet état de fait ne préjuge pas cependant de l’évacuation ralentie des autres composants d’un repas.

Comment faire le diagnostic ?

La méthode de référence pour l’étude de la vidange gastrique demeure la scintigraphie gastrique.
Le principe du test est la mesure, à l’aide d’une gamma-caméra, de la décroissance de la radioactivité dans l’estomac après ingestion d’un repas isotopique ; la phase liquide du repas est marquée par l’Indium111.

La durée de l’acquisition des images scintigraphiques doit être supérieure au temps de demi-vidange. Comme ce temps est très variable d’un patient à un autre, la durée de l’exploration est raisonnablement fixée à 2 heures et ne dépasse pas 3 heures, afin de garantir une qualité maximale de la mesure et de rendre l’examen acceptable pour le patient.
La mesure détermine avant tout le temps de demi-vidange (T50 ou T1/2) qui correspond au temps écoulé entre la fin de la prise alimentaire et l’heure d’évacuation de la moitié du repas marqué.

La durée de l’acquisition des images scintigraphiques doit être supérieure au temps de demi-vidange. Comme ce temps est très variable d’un patient à un autre, la durée de l’exploration est raisonnablement fixée à 2 heures et ne dépasse pas 3 heures, afin de garantir une qualité maximale de la mesure et de rendre l’examen acceptable pour le patient. La mesure détermine avant tout le temps de demi-vidange (T50 ou T1/2) qui correspond au temps écoulé entre la fin de la prise alimentaire et l’heure d’évacuation de la moitié du repas marqué.

Comment traiter la gastroparésie : la G-POEM ou pyloromytomie ?

Récemment, une nouvelle technique endoscopique, qui consiste à inciser le muscle pylorique en créant un tunnel sous-muqueux, a montré de très bons résultats, autant sur l’efficacité que sur la tolérance. Cette technique est  appelée G-POEM, car elle correspond à une adaptation du traitement endoscopique de l’achalasie appelée POEM ( cf. achalasie et POEM).
Les études réalisées depuis 2013 ont démontré une amélioration des symptômes  dans environ 70% des cas et une amélioration ou une normalisation de la vidange gastrique, dans plus de la moitié des cas, après une  G-POEM.
La gastroparésie idiopathique, ou post-chirurgicale, connaît un taux de réussite plus élevé après G-POEM (70-80%) par rapport aux patients atteints de gastroparésie diabétique (50%) ; la G-POEM est, en principe, une adaptation de POEM (myotomie endoscopique per-orale) dans l’estomac.
La G-POEM ou pyloromyotomie est maintenant considérée comme un traitement standard de la gastroparésie.

La G-POEM ou pyloromyotomie est effectuée lors d’une gastroscopie.
L’intervention dure en moyenne 35 mn, le patient est hospitalisé le jour de l’intervention et sort en général le lendemain, pour retrouver une activité normale le surlendemain.

Le traitement médical

À faible dose, l’érythromycine déclenche une motricité péristaltique qui naît dans l’estomac pour se propager dans le duodénum.
En administration intraveineuse, la dose recommandée est de 200 mg infusés en 20 à 30 minutes.
Par voie orale, la dose habituelle est de 250 mg toutes les 6 à 12 heures.
Chez les diabétiques, la normalisation de la glycémie améliore l’effet thérapeutique de l’Erythromycine. L’utilisation de cette dernière soulève plusieurs problèmes, l’un des plus importants, en pratique, est l’existence d’un phénomène de tachyphylaxie qui atténue son effet prokinétique lors d’une utilisation à moyen ou long terme. Ce médicament est actuellement utilisé à court terme.