Comment soigner un cancer des voies biliaires

Pour le cholangiocarcinome extra hépatique le traitement chirurgical consiste à réséquer une partie du foie droit, ou gauche, en fonction de l’atteinte du canal hépatique des voies biliaires.
Lorsque le patient n’est pas opérable ou que la tumeur n’est pas résécable, un nouveau traitement consistant à détruire la tumeur par radiofréquence, sous contrôle endoscopique, peut être proposé en complément d’une chimiothérapie.
Avant la mise en place de prothèse par voie endoscopique (CPRE) pour désobstruer les canaux biliaires, une sonde de radiofréquence est placée au contact du cancer des voies biliaires (cf schéma).
Des études récentes ont montré une efficacité anti tumorale et une augmentation de la perméabilité des prothèses biliaires.
Certaines études montreraient une augmentation significative de la survie après un ou plusieurs traitements par radiofréquence endobiliaire (cf radiofréquence endobiliaire).
Pour les cholangiocarcinomes intrahépatiques et les cancers de voies biliaires,  le traitement est essentiellement chirurgical et n’est pas traité dans ce site.

Traitement par radiofréquence du cancer des voies biliaires

C’est quoi la voie biliaire et où se situe le cholédoque ?

Les voies biliaires sont des canaux qu’emprunte la bile pour être excrétée par le foie dans l’intestin, au niveau du duodénum.
On distingue les voies biliaires intrahépatiques, situées dans le foie, et les voies biliaires extra-hépatiques, situées en dehors du foie.
Les voies biliaires extra hépatiques sont constituées du canal hépatique commun et du cholédoque.

C’est quoi un cancer des voies biliaires ?

Le cholangiocarcinome est un cancer qui se développe à partir des cellules biliaires ou cholangiocytes qui tapissent la paroi des voies biliaires.
Les cancers des voies biliaires ou cholangiocarcinomes sont subdivisés en cholangiocarcinomes intra-hépatiques (« périphériques ») (10-20%), développés aux dépens des voies biliaires intra-hépatiques de deuxième ordre et les cholangiocarcinomes extra-hépatiques :

  •  Proximaux ou péri-hilaires (tumeurs de Klatskin) (50%), développés aux dépens des canaux hépatiques commun, droit et/ou gauche,
  • Distaux (30-40%), développés sur le cholédoque en aval de l’insertion du canal cystique.

Les carcinomes de la vésicule biliaire (tableaux 4a et 4b) et les carcinomes de l’ampoule de Vater font également partie des cancers des voies biliaires.

  •  proximaux ou péri-hilaires (tumeurs de Klatskin) (50%), développés aux dépens des canaux hépatiques communs, droit et/ou gauche,
  • distaux (30-40%), développés sur le cholédoque en aval de l'insertion du canal cystique.

Les carcinomes de la vésicule biliaire (tableaux 4a et 4b) et les carcinomes de l’ampoule de Vater font également partie des cancers des voies biliaires.

Comment détecter ou diagnostiquer un cancer des voies biliaires ?

Les symptômes en rapport avec un cancer des voies biliaires sont consécutifs à l’obstruction des canaux biliaires.
La bile (contenant les pigments biliaires) ne s’écoulant plus dans le duodénum ne colore plus les selles grâce aux pigments biliaires et les selles deviennent blanches.
Ces pigments biliaires passent dans le sang, qui est filtré par le rein, donnant des urines foncées.
Les pigments biliaires dans le sang colorent la peau (qui est vascularisée) entrainant un ictère, ou jaunisse, plus ou moins associé à un prurit.
Ces signes associés à une altération de l’état général (amaigrissement asthénie, anorexie) sont fortement évocateurs de cholangiocarcinome.
Le bilan biologique montre une cytolyse (augmentation ASAT et ALAT) associée à une cholestase (augmentation GGT, PAL et bilirubine).
L’échographie, le scanner et l’IRM montrent une dilatation des voies biliaires intra hépatiques.

En cas de cholangiocarcinome extra-hépatique, ces examens ne sont le plus souvent pas assez performants pour confirmer avec certitude le cancer des voies biliaires, car il s’agit d’un cancer infiltrant, il n’y a pas de tumeur ou de syndrome de masse visible.
Un complément par une écho-endoscopie, avec ponction des ganglions métastatiques situés au niveau du hile hépatique, peut confirmer la présence de cellules cancéreuses.
L’examen le plus important lorsque que l’on suspecte un cholangiocarcinome est la cholangioscopie.
Ce mini endoscope introduit dans les voies biliaires voit directement le cancer, permettant de faire des biopsies dirigées (cf. cholangio-pancrétoscopie).

En cas de cholangiocarcinome intra hépatique, une tumeur est visualisée par le scanner ou l’IRM.
Une ponction de cette tumeur au travers de la peau sous contrôle échographique permet, le plus souvent, de confirmer la présence de cellules cancéreuses.